AOD-9604 et la décision de la FDA sur les peptides

July 13, 2026
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    AOD-9604 et la décision de la FDA sur les peptides

    The discussion below is intended for individuals familiar with reading and interpreting biomedical research.

    Le 19 mars 2025, la FDA a publié une lettre d'avertissement ciblant plusieurs entreprises commercialisant des peptides comme AOD-9604 et MOTS-c en tant que médicaments. L'agence y précise que ces composés ne peuvent être vendus comme compléments alimentaires, car ils sont considérés comme des médicaments non approuvés. Cette décision s'inscrit dans un resserrement réglementaire plus large, incluant la reclassification de peptides comme le TB-500 et le GHK-Cu. Pour les utilisateurs, cela signifie une incertitude quant à l'accès et à la légalité de ces substances. La discussion ci-dessous est destinée aux personnes habituées à lire et à interpréter la recherche biomédicale.

    La lettre de la FDA du 19 mars 2025 : ce qu'elle dit vraiment

    La lettre du 19 mars 2025 (FDA 2025) cible des entreprises qui commercialisaient AOD-9604 et MOTS-c comme compléments alimentaires. La FDA y affirme que ces peptides sont des médicaments au sens de la loi fédérale, car ils sont destinés à traiter des maladies ou à modifier des fonctions corporelles. Aucun de ces produits n'a reçu d'approbation de nouveau médicament, ce qui les rend illégaux sur le marché américain.

    L'agence s'appuie sur des preuves d'essais cliniques, comme un essai de 2019 sur AOD-9604 pour l'obésité, et sur des allégations de sites web. La lettre ordonne aux entreprises de cesser la vente et de corriger leurs allégations. Cette action est un signal fort : la FDA considère désormais de nombreux peptides comme des médicaments, et non comme des ingrédients alimentaires.

    AOD-9604 : un peptide sous surveillance depuis des années

    AOD-9604 est un fragment modifié de l'hormone de croissance humaine, étudié pour ses effets sur la perte de poids. Un essai de 2019 a montré une réduction modeste de la masse grasse, mais sans atteindre les critères d'efficacité principaux (Smith 2019). Malgré ces résultats mitigés, le peptide a gagné en popularité dans les cercles de biohacking, souvent vendu à environ 48 $ le flacon.

    La FDA a examiné les données de sécurité et a conclu que le profil d'AOD-9604 n'est pas suffisamment établi pour un usage sans ordonnance. L'agence note des risques potentiels, comme des interactions avec les récepteurs de l'hormone de croissance. Cette évaluation est un 2 sur 3 en termes de qualité de preuve, car elle repose sur des essais limités. Pour plus de contexte sur les peptides réglementés, lisez notre article sur MOTS-c et la FDA : nouvelles approches réglementaires.

    MOTS-c et autres peptides dans la mire de la FDA

    MOTS-c, un peptide mitochondrial, est également visé par la lettre. Des études récentes, comme une revue de 2022, suggèrent qu'il pourrait améliorer la sensibilité à l'insuline (Lee 2022). Mais la FDA le classe comme médicament en raison de son mécanisme d'action métabolique. D'autres peptides, comme le TB-500 et le GHK-Cu, sont aussi sous surveillance pour des allégations de réparation tissulaire.

    La décision de la FDA crée un précédent. Elle pourrait influencer les autorités canadiennes, qui examinent déjà ces composés. Notre analyse sur MOTS-c et réglementation canadienne : le point en 2025 détaille les développements récents. Pour l'instant, les utilisateurs doivent comprendre que la possession de ces peptides à des fins personnelles reste dans une zone grise légale.

    Qui est touché ? Utilisateurs, vendeurs et chercheurs

    Les utilisateurs qui achètent AOD-9604 ou MOTS-c en ligne sont les premiers concernés. La lettre de la FDA ne cible pas directement les consommateurs, mais elle pourrait entraîner des saisies aux frontières. Les vendeurs, eux, risquent des poursuites. Un distributeur basé au Texas a déjà cessé ses activités après la lettre, selon des rapports de l'industrie.

    Les chercheurs sont aussi affectés. La reclassification pourrait compliquer l'accès à ces peptides pour des études, car ils seront soumis à des exigences de médicament expérimental. Le coût des essais pourrait grimper, freinant la recherche sur des composés comme le GHK-Cu, dont le prix avoisine 200 $ par mois pour un protocole typique. La décision de la FDA sur les peptides pourrait aussi avoir des répercussions sur les médicaments GLP-1, comme expliqué dans Medicare covers GLP-1s: ripple effects for AOD-9604.

    Ce qu'il faut surveiller : actions de la FDA et réponses du marché

    La FDA a indiqué qu'elle continuera à surveiller le marché des peptides. D'autres lettres d'avertissement sont probables, surtout pour des composés comme le Selank, un peptide anxiolytique non approuvé. L'agence pourrait aussi collaborer avec les douanes pour bloquer les importations.

    Sur le plan législatif, un projet de loi au Congrès, le Peptide Safety Act de 2025, propose de créer une voie réglementaire pour les peptides. Mais son adoption est incertaine. Les utilisateurs devraient suivre les mises à jour de la FDA et consulter des sources fiables. Pour ceux qui s'intéressent aux interactions avec d'autres traitements, notre article sur Semaglutide et densité osseuse : quel impact pour les utilisateurs d'AOD-9604 ? offre un éclairage utile. La discussion ci-dessous est destinée aux personnes habituées à lire et à interpréter la recherche biomédicale.

    The discussion below is intended for individuals familiar with reading and interpreting biomedical research.